Processeur
Le « cerveau » : il exécute les programmes. Il détermine le support (socket) et donc la carte mère.
À vérifier : Support, génération, présence d'un graphique intégré (sinon carte graphique obligatoire), puissance maximale.
Choisir des composants compatibles, les assembler sans risque, installer le système et adopter les bons réflexes.

Un PC moderne s'assemble avec un seul tournevis. Les vraies difficultés sont ailleurs : choisir des pièces réellement compatibles, savoir quand le BIOS doit être mis à jour, et éviter les quelques gestes qui abîment un composant.
Ce guide reprend tout, dans l'ordre. Le configurateur matériel vous donne, pour chaque support de processeur depuis la fin des années 1980, les composants compatibles et les pièges connus.
Le « cerveau » : il exécute les programmes. Il détermine le support (socket) et donc la carte mère.
À vérifier : Support, génération, présence d'un graphique intégré (sinon carte graphique obligatoire), puissance maximale.
Elle relie tout : support du processeur, chipset, emplacements mémoire, ports de stockage et d'extension, connecteurs du boîtier.
À vérifier : Support et chipset, type de mémoire, format (ATX, Micro-ATX, Mini-ITX), nombre de ports M.2 et SATA, version du BIOS.
Elle stocke les données en cours d'utilisation ; trop peu, et le PC rame.
À vérifier : Type (DDR4 et DDR5 ne sont pas interchangeables), capacité, kit de 2 barrettes identiques pour le double canal, présence dans la liste de compatibilité (QVL) de la carte.
SSD pour le système et les logiciels (rapidité), disque dur pour les gros volumes (prix au To).
À vérifier : Format (M.2 ou 2,5 pouces), interface (NVMe ou SATA), ports disponibles et partage de lignes avec d'autres ports.
Indispensable pour le jeu et la création 3D ; superflue en bureautique si le processeur a un graphique intégré.
À vérifier : Longueur et épaisseur (boîtier), connecteurs d'alimentation, puissance recommandée de l'alimentation, sorties vidéo.
Elle convertit le courant du secteur ; une alimentation de mauvaise qualité peut emporter tout le reste en mourant.
À vérifier : Puissance avec marge, certification 80 PLUS, connecteurs (EPS 8 broches, PCIe ou 12V-2x6), marque reconnue, garantie.
Il protège, ventile et accueille les composants.
À vérifier : Format de carte accepté, longueur de carte graphique, hauteur de ventirad, emplacements de ventilateurs et de radiateur, filtres à poussière.
Ventirad ou watercooling : il évacue la chaleur du processeur.
À vérifier : Compatibilité avec le support (kit de fixation), capacité de dissipation adaptée au processeur, hauteur, dégagement des barrettes mémoire.
Windows, Linux… : sans système, le PC ne sert à rien.
À vérifier : Licence, version 64 bits, compatibilité avec le processeur (liste Microsoft pour Windows 11).
Dix vérifications, dans l'ordre. Une seule oubliée suffit à bloquer le montage.
Le BIOS (ou UEFI) est le micrologiciel de la carte mère. Sa mise à jour est délicate mais parfois indispensable.
Carte mère posée sur son carton. Levez le levier du support, alignez le repère triangulaire du processeur sur celui du support, posez-le sans forcer ni glisser, rabaissez le levier. Sur un support à contacts (LGA), gardez le capot de protection jusqu'à ce moment : une seule broche tordue suffit à rendre la carte inutilisable.
Ouvrez les loquets, alignez l'encoche, enfoncez fermement des deux côtés jusqu'au clic. Avec deux barrettes, utilisez les emplacements indiqués par le manuel (souvent le 2e et le 4e en partant du processeur) pour le double canal.
Retirez le dissipateur du port s'il y en a un, insérez le SSD en biais, rabattez-le et fixez-le. Retirez le film plastique du coussin thermique avant de remettre le dissipateur.
Installez la plaque arrière si le ventirad en a une. Si la base n'a pas de pâte pré-appliquée, déposez une noisette de pâte (la taille d'un petit pois) au centre du processeur. Retirez le film protecteur sous la base du ventirad : c'est l'oubli le plus courant. Serrez en croix, progressivement. Branchez le ventilateur sur « CPU_FAN ».
Vérifiez que les entretoises correspondent exactement aux trous de la carte : une entretoise en trop sous la carte provoque un court-circuit. Clipsez la plaque d'entrées-sorties si elle n'est pas intégrée, puis vissez la carte sans forcer.
Ventilateur vers le bas si le boîtier a une grille filtrée dessous, vers le haut sinon. Avec une alimentation modulaire, n'utilisez que ses propres câbles : ceux d'une autre marque ou d'un autre modèle n'ont pas forcément le même câblage et peuvent détruire les composants.
Connecteur 24 broches de la carte mère, connecteur processeur EPS (8 broches, parfois 8+4 ou 8+8), puis les disques SATA. Ne confondez pas le connecteur processeur EPS 8 broches et le connecteur PCI Express 8 broches de la carte graphique : leurs détrompeurs diffèrent, ne forcez jamais.
Dans le premier emplacement PCI Express x16, jusqu'au clic du loquet, puis vissée au boîtier. Branchez tous ses connecteurs d'alimentation ; un connecteur 12V-2x6 (ou 12VHPWR) doit être enfoncé à fond et ne pas être plié juste à sa sortie.
Boutons et voyants (Power SW, Reset SW, HDD LED, Power LED : respectez le + et le − des voyants), USB de façade, audio (HD Audio). Ventilateurs sur les connecteurs « SYS_FAN » ou « CHA_FAN » : l'air entre à l'avant et sort à l'arrière et en haut.
Avant de refermer : rien ne traîne dans le boîtier (vis, attache), tous les connecteurs sont enfoncés, les câbles ne touchent pas les ventilateurs. L'écran se branche sur la carte graphique si vous en avez une, pas sur la carte mère.
Les PC des années 1985 à 2005 obéissent à d'autres règles : réglages par cavaliers, ressources à attribuer à la main, composants vieillissants. Le configurateur couvre aussi ces plateformes.
Jusqu'à la fin des années 1990, la tension du processeur, la fréquence du bus et le multiplicateur se règlent par cavaliers (ou interrupteurs DIP) sur la carte. Gardez la notice (souvent disponible en archive sur le site du fabricant ou dans les bases de données d'amateurs) et vérifiez la sérigraphie du processeur. Une tension trop élevée détruit un processeur en quelques secondes ; en cas de doute, commencez par la plus basse prévue pour ce processeur.
Chaque carte ISA utilise une adresse, une interruption (IRQ) et parfois un canal DMA, qui ne doivent pas entrer en conflit. Repères classiques : COM1 sur l'IRQ 4, COM2 sur l'IRQ 3, port imprimante sur l'IRQ 7, carte son compatible Sound Blaster souvent réglée sur l'adresse 220, l'IRQ 5 et le DMA 1 (variable BLASTER sous MS-DOS). Dans le BIOS des cartes à emplacements PCI, réservez aux cartes ISA (« Legacy ISA ») les IRQ qu'elles utilisent.
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