La machine d'Anticythère
Mécanisme grec à engrenages de bronze qui calcule la position du Soleil, de la Lune et les éclipses. Découvert en 1901 dans une épave, il est considéré comme le plus ancien calculateur analogique connu.
Grèce antique
De la Pascaline au smartphone : les inventions, les personnes et les entreprises qui ont façonné l'informatique.

L'ordinateur n'est pas né d'un coup. Il est le fruit d'idées mathématiques, de machines à engrenages, de cartes perforées, de tubes, de transistors et de puces toujours plus petites, mais aussi de langages, de réseaux et de passionnés.
Ce dossier retrace les grandes étapes, du mécanisme d'Anticythère à Windows 11, en passant par les jalons français : la Pascaline, le métier Jacquard, le Micral, la carte à puce ou le Minitel.
Découvrez aussi les fiches des personnalités : pionniers du calcul, cryptographes, inventeurs d'Internet et du Web.
L'évolution des composants : processeurs, mémoire, disques, cartes graphiques et leurs formats, dans une frise à part.
Bien avant l'électricité, des savants cherchent à mécaniser le calcul : engrenages, cartes perforées et premières idées de programme.
Mécanisme grec à engrenages de bronze qui calcule la position du Soleil, de la Lune et les éclipses. Découvert en 1901 dans une épave, il est considéré comme le plus ancien calculateur analogique connu.
Grèce antique
Blaise de Vigenère publie un traité sur les écritures secrètes. Son chiffre à clé, réputé « indéchiffrable », résistera près de trois siècles.
John Napier publie ses tables de logarithmes, qui transforment les multiplications en additions. Elles mèneront à la règle à calcul, utilisée par les ingénieurs jusque dans les années 1970.
Wilhelm Schickard décrit à Johannes Kepler une machine capable d'additionner et de soustraire automatiquement, avec report des retenues.
À 19 ans, à Rouen, Blaise Pascal conçoit une machine à additionner et soustraire pour aider son père, collecteur d'impôts. Une vingtaine d'exemplaires seront construits.
Gottfried Wilhelm Leibniz présente une machine qui réalise aussi les multiplications et divisions grâce à son cylindre cannelé, principe repris dans les calculatrices mécaniques pendant près de trois siècles.
Leibniz décrit l'arithmétique binaire, qui n'utilise que 0 et 1. C'est la base de tous les ordinateurs actuels.
La première ligne de télégraphe optique de Claude Chappe relie Paris à Lille : des messages codés sont transmis de tour en tour par des bras articulés. C'est le premier réseau de télécommunications d'État.
À Lyon, Joseph Marie Jacquard présente un métier à tisser commandé par des cartes perforées : le motif est « programmé » sur les cartes. L'idée inspirera Babbage puis Hollerith.
Charles Xavier Thomas de Colmar brevète l'arithmomètre, première calculatrice mécanique fabriquée en série et vendue largement à partir des années 1850.
Charles Babbage propose une machine pour calculer et imprimer sans erreur des tables mathématiques. Elle ne sera pas achevée de son vivant ; le Science Museum de Londres en construira une, fonctionnelle, en 1991.
Nicéphore Niépce obtient la plus ancienne photographie connue réalisée d'après nature, « Point de vue du Gras », depuis sa maison de Saint-Loup-de-Varennes.
Babbage décrit une machine programmable par cartes perforées, avec une unité de calcul et une mémoire distinctes : l'architecture d'un ordinateur, un siècle trop tôt.
Le procédé photographique de Louis Daguerre, poursuivant les travaux de Niépce, est présenté à l'Académie des sciences ; l'État français l'achète et l'offre au monde.
Ada Lovelace publie ses notes sur la machine analytique, dont un algorithme pour calculer les nombres de Bernoulli. Elle est souvent considérée comme la première programmeuse.
Samuel Morse envoie un message entre Washington et Baltimore par télégraphe électrique, avec le code qui porte son nom.
George Boole publie « Les lois de la pensée » : une algèbre logique à deux valeurs, vrai ou faux, qui deviendra le langage des circuits électroniques.
Friedrich Kasiski publie une méthode générale pour casser le chiffre de Vigenère, que Charles Babbage avait déjà percé sans la publier.
Alexander Graham Bell dépose le brevet du téléphone. Les réseaux téléphoniques transporteront plus tard les premières connexions informatiques.
Charles Cros décrit en avril le paléophone ; Thomas Edison réalise à la fin de l'année le phonographe, premier appareil à enregistrer et restituer la voix.
Auguste Kerckhoffs publie « La cryptographie militaire » : un système de chiffrement doit rester sûr même si l'ennemi le connaît ; seule la clé doit être secrète.
Les machines à cartes perforées d'Herman Hollerith dépouillent le recensement américain en un temps record. Son entreprise deviendra IBM.
Édouard Branly invente le cohéreur, détecteur d'ondes radio qui rendra possible la télégraphie sans fil.
Après le brevet déposé en février, Auguste et Louis Lumière organisent à Paris, au Grand Café, la première projection publique et payante de films.
Guglielmo Marconi dépose un brevet de télégraphie sans fil ; il traversera l'Atlantique par radio en 1901 et recevra le prix Nobel de physique en 1909.
La théorie précède la machine : on définit ce qu'est un calcul, puis on construit les premiers calculateurs électromécaniques et électroniques, souvent dans le secret de la guerre.
Georges Méliès réalise « Le Voyage dans la Lune », l'un des premiers films à effets spéciaux et de science-fiction.
L'entreprise de Hollerith fusionne avec d'autres pour former la Computing-Tabulating-Recording Company.
Herman Hollerith, Charles Flint
Dès le début de la Première Guerre mondiale, la Marine britannique crée un service de déchiffrement, la « Room 40 », qui casse les codes navals allemands.
Marie Curie équipe une vingtaine de voitures d'appareils de radiologie pour radiographier les blessés près du front, et forme des manipulatrices.
Les cryptanalystes de la Room 40 déchiffrent un télégramme allemand proposant une alliance au Mexique contre les États-Unis. Sa révélation contribue à l'entrée en guerre des États-Unis en avril 1917.
Chez AT&T, Gilbert Vernam conçoit un chiffrement qui combine le message avec une clé ; avec une clé aléatoire à usage unique, c'est le masque jetable, inviolable.
Le lieutenant Georges Painvin, du Chiffre français, casse le chiffre allemand ADFGVX ; le « radiogramme de la victoire » renseigne l'état-major sur une offensive allemande.
L'ingénieur allemand Arthur Scherbius dépose le brevet d'une machine de chiffrement à rotors, qui deviendra Enigma.
Sous la direction de Thomas J. Watson, la société prend le nom d'International Business Machines.
John Logie Baird fait la démonstration publique d'un système de télévision mécanique à Londres.
Sortie du « Chanteur de jazz », premier long métrage comportant des dialogues synchronisés.
Warner Bros.
Marian Rejewski reconstitue le câblage d'Enigma grâce aux mathématiques et à des documents obtenus par le renseignement français de Gustave Bertrand.
Robert Watson-Watt démontre la détection d'un avion par ondes radio ; le réseau radar britannique jouera un rôle décisif pendant la bataille d'Angleterre en 1940.
Alan Turing publie « On Computable Numbers » : une machine abstraite qui définit ce qu'un ordinateur peut calculer. C'est l'acte fondateur de l'informatique théorique.
Dans son mémoire de master, Claude Shannon montre que l'algèbre de Boole peut décrire et concevoir des circuits à relais : la base de l'électronique numérique.
À Berlin, Konrad Zuse achève le Z1, calculateur mécanique binaire programmable par bande perforée.
Près de Varsovie, les cryptologues polonais remettent leurs travaux et des répliques d'Enigma aux services français et britanniques, cinq semaines avant l'invasion de la Pologne.
Les machines conçues par Alan Turing et Gordon Welchman retrouvent chaque jour les réglages d'Enigma ; les renseignements obtenus, nommés « Ultra », pèsent sur la guerre, notamment dans l'Atlantique.
Konrad Zuse présente le Z3, premier calculateur électromécanique programmable entièrement opérationnel.
À Bletchley Park, Mavis Lever décrypte des messages de la marine italienne qui permettent à la flotte britannique de remporter la bataille du cap Matapan.
John Atanasoff et Clifford Berry testent un calculateur électronique à tubes pour résoudre des systèmes d'équations, avec une mémoire à condensateurs.
John Atanasoff, Clifford Berry
L'actrice Hedy Lamarr et le compositeur George Antheil obtiennent un brevet sur le saut de fréquence, technique d'étalement de spectre reprise bien plus tard dans les communications sans fil.
Hedy Lamarr, George Antheil
À Bletchley Park, le Colossus de Tommy Flowers, calculateur électronique programmable, aide à déchiffrer les messages chiffrés de l'état-major allemand.
Howard Aiken et IBM mettent en service un grand calculateur électromécanique de 15 mètres de long à l'université Harvard.
John von Neumann décrit un ordinateur dont le programme est enregistré dans la même mémoire que les données. Presque tous les ordinateurs suivent encore ce principe.
Des machines géantes à tubes, puis à transistors, sortent des laboratoires et entrent dans les administrations et les grandes entreprises.
Présenté au public, l'ENIAC de John Presper Eckert et John Mauchly compte près de 18 000 tubes, pèse une trentaine de tonnes et calcule des trajectoires balistiques.
Six mathématiciennes programment l'ENIAC sans langage ni manuel, en câblant et réglant la machine : parmi les toutes premières programmeuses au monde. Leur rôle restera longtemps oublié.
Kathleen Antonelli,
Jean Bartik,
Betty Holberton,
Marlyn Meltzer,
Frances Spence,
Ruth Teitelbaum
L'équipe de Grace Hopper trouve un papillon de nuit coincé dans un relais du Harvard Mark II et le colle dans le journal de bord : « premier cas réel de bug trouvé ».
John Bardeen, Walter Brattain et William Shockley mettent au point le transistor aux Bell Labs. Il remplacera les tubes et vaudra à ses inventeurs le prix Nobel de physique en 1956.
À l'université de Manchester, le « Baby » exécute le premier programme enregistré en mémoire électronique.
Claude Shannon publie « A Mathematical Theory of Communication » et popularise le mot « bit ».
À Cambridge, l'EDSAC de Maurice Wilkes devient l'un des premiers ordinateurs à programme enregistré utilisés au quotidien par des chercheurs.
Alan Turing publie « Computing Machinery and Intelligence » et propose un test pour savoir si une machine peut imiter une conversation humaine.
Le Ferranti Mark 1 au Royaume-Uni et l'UNIVAC I aux États-Unis, livré au bureau du recensement, inaugurent la vente d'ordinateurs.
La Compagnie des Machines Bull lance le Gamma 3, calculateur électronique couplé aux machines mécanographiques, vendu à plus d'un millier d'exemplaires.
Grace Hopper crée le compilateur A-0, qui traduit des instructions en code machine : un premier pas vers les langages de programmation.
Les États-Unis créent la National Security Agency, chargée du renseignement électromagnétique et de la sécurité des communications.
À Kiev, Kateryna Iouchtchenko crée le langage de programmation par adresses, qui introduit l'adressage indirect, ancêtre des pointeurs.
IBM lance le RAMAC 305 et son disque IBM 350 : cinquante plateaux de 61 cm pour 5 millions de caractères, soit environ 3,75 Mo.
La société Ampex présente le premier magnétoscope commercial, qui permet d'enregistrer les émissions de télévision.
L'équipe de John Backus chez IBM livre FORTRAN, premier langage de haut niveau largement diffusé, pour le calcul scientifique. Il est encore utilisé aujourd'hui.
L'URSS lance Spoutnik 1, premier satellite artificiel. En réaction, les États-Unis créent l'ARPA, qui financera ARPANET.
URSS
Jack Kilby, chez Texas Instruments, fait fonctionner le premier circuit intégré. Robert Noyce, chez Fairchild, en conçoit en 1959 une version en silicium industrialisable.
Après le lancement de Spoutnik, les États-Unis créent l'agence de recherche qui financera ARPANET, l'ancêtre d'Internet.
Gouvernement américain
John McCarthy conçoit LISP, langage fondé sur les listes et les fonctions, qui influence encore de nombreux langages.
Un comité soutenu par le département de la Défense américain, inspiré par les travaux de Grace Hopper, conçoit COBOL, langage de gestion qui fait toujours tourner des banques et des administrations.
CODASYL,
Grace Hopper
Alice Recoque participe à la conception du CAB 500, mini-ordinateur de la Société d'électronique et d'automatisme (SEA).
Les composants rétrécissent, les ordinateurs se diversifient, les premiers réseaux relient des machines éloignées et l'homme marche sur la Lune.
Xia Peisu développe le modèle 107, premier ordinateur polyvalent entièrement conçu et fabriqué en Chine.
À Nancy, Marion Créhange soutient l'une des toutes premières thèses en informatique en France, sur un macro-assembleur et un outil de programmation.
L'ingénieur Philippe Dreyfus crée le mot « informatique », contraction d'« information » et d'« automatique », repris ensuite dans de nombreuses langues.
Des étudiants du MIT programment Spacewar! sur un ordinateur PDP-1 : l'un des tout premiers jeux vidéo.
Steve Russell,
MIT
Grâce au satellite Telstar, les premières images de télévision traversent l'Atlantique en direct ; elles sont reçues en Bretagne par la station de Pleumeur-Bodou.
AT&T,
Laboratoires Bell, Pleumeur-Bodou
Avant le premier vol orbital américain, John Glenn demande que la mathématicienne Katherine Johnson vérifie elle-même les trajectoires calculées par l'ordinateur.
Chez IBM, Jean Sammet crée FORMAC, langage qui étend FORTRAN au calcul symbolique sur des formules mathématiques.
Une première norme ASCII fixe la façon de représenter lettres, chiffres et symboles en binaire, pour que les machines puissent échanger du texte.
ASA (future ANSI)
Après la crise de Cuba, une liaison directe par téléscripteurs relie Washington et Moscou pour éviter les malentendus en cas de crise.
États-Unis, URSS
IBM annonce une famille d'ordinateurs compatibles entre eux, du petit au plus puissant : un logiciel peut passer d'un modèle à l'autre.
John Kemeny et Thomas Kurtz, au Dartmouth College, créent BASIC pour que les étudiants de toutes disciplines puissent programmer.
Gordon Moore observe que le nombre de transistors par puce double à intervalles réguliers. Cette « loi » guidera l'industrie pendant plus de cinquante ans.
Digital Equipment Corporation lance le PDP-8, assez petit et abordable pour équiper laboratoires et usines.
Mary Kenneth Keller obtient l'un des deux premiers doctorats en informatique délivrés aux États-Unis.
La France lance le Plan Calcul pour bâtir une industrie informatique nationale ; la Compagnie internationale pour l'informatique (CII) est créée la même année.
État français,
CII
Robert Noyce et Gordon Moore fondent Intel, qui fabriquera mémoires puis microprocesseurs.
Douglas Engelbart montre en public la souris, l'hypertexte, le traitement de texte et la visioconférence, des décennies avant leur diffusion.
L'ordinateur de guidage d'Apollo, dont le logiciel a été développé sous la direction de Margaret Hamilton au MIT, contribue à poser le module lunaire.
Un premier message est envoyé entre l'université de Californie à Los Angeles et l'institut de recherche de Stanford : ARPANET est né.
Leonard Kleinrock, Charley Kline
Ken Thompson et Dennis Ritchie créent Unix aux Bell Labs. Linux, macOS, Android et iOS en sont les descendants ou s'en inspirent.
Le microprocesseur met un ordinateur entier sur une puce : naissent les micro-ordinateurs, les grandes entreprises du secteur et les premiers jeux d'arcade.
Intel commercialise le 4004, premier microprocesseur : toute l'unité de calcul tient sur une puce de 2 300 transistors.
Federico Faggin, Ted Hoff, Masatoshi Shima —
Intel
Ray Tomlinson envoie un message entre deux machines d'ARPANET et choisit le signe @ pour séparer l'utilisateur de l'ordinateur.
IBM commercialise la disquette 8 pouces, support souple et amovible. Suivront les formats 5,25 puis 3,5 pouces.
Le programme expérimental Creeper se déplace de machine en machine sur ARPANET en affichant un message ; le programme Reaper est écrit pour le supprimer, premier « antivirus ».
Bob Thomas — BBN
La CII commercialise le mini-ordinateur Mitra 15, dont Alice Recoque a dirigé la conception : la principale réussite industrielle du Plan Calcul.
Dennis Ritchie crée le langage C aux Bell Labs ; Unix est réécrit en C en 1973. C reste au cœur des systèmes d'exploitation actuels.
Atari lance la borne d'arcade Pong, premier grand succès commercial du jeu vidéo.
Nolan Bushnell, Allan Alcorn —
Atari
Karen Spärck Jones propose la pondération IDF, qui donne plus de poids aux mots rares d'une requête : une idée au cœur de tous les moteurs de recherche.
Conçu par François Gernelle pour la société R2E d'André Truong, le Micral N est le premier micro-ordinateur commercial équipé d'un microprocesseur.
François Gernelle, André Truong — R2E
Au centre de recherche Xerox PARC, l'Alto réunit écran graphique, fenêtres, souris et réseau : il inspirera le Macintosh et Windows.
Robert Metcalfe décrit Ethernet chez Xerox PARC. Ce standard relie encore aujourd'hui la plupart des réseaux filaires.
Vint Cerf et Bob Kahn publient les principes d'un protocole pour interconnecter des réseaux différents : la base technique d'Internet.
Roland Moreno dépose le brevet de la carte à puce, qui équipera cartes bancaires, cartes téléphoniques, cartes SIM et cartes Vitale.
Vendu en kit et présenté en couverture de Popular Electronics, l'Altair 8800 lance la vague des ordinateurs personnels chez les passionnés.
Bill Gates et Paul Allen fondent Microsoft pour vendre un interpréteur BASIC destiné à l'Altair.
Chez Kodak, Steven Sasson construit le premier prototype d'appareil photo numérique, qui enregistre des images de 0,01 mégapixel sur cassette.
Steve Jobs, Steve Wozniak et Ronald Wayne fondent Apple et commercialisent l'Apple I, conçu par Wozniak.
Steve Jobs,
Steve Wozniak, Ronald Wayne
Whitfield Diffie et Martin Hellman publient « New Directions in Cryptography » : deux inconnus peuvent convenir d'une clé secrète en échangeant des messages publics.
L'Apple II, le Commodore PET et le Tandy TRS-80 sont vendus prêts à l'emploi : l'ordinateur personnel arrive dans les bureaux et les foyers.
Radhia et Patrick Cousot publient l'interprétation abstraite, qui permet de prouver automatiquement l'absence de certaines erreurs dans les programmes, utilisée notamment pour les logiciels de vol des avions.
Les États-Unis publient le DES, premier algorithme de chiffrement normalisé à usage civil, conçu à partir de travaux d'IBM.
Ronald Rivest, Adi Shamir et Leonard Adleman inventent RSA, qui permet de chiffrer et de signer avec une clé publique. Il protège encore une grande partie des échanges sur Internet.
La France adopte l'une des premières lois au monde sur la protection des données personnelles et crée la CNIL.
Parlement français,
CNIL
Intel lance le 8086, qui donne naissance à l'architecture x86 utilisée encore aujourd'hui par la plupart des PC.
Lynn Conway enseigne au MIT la méthode de conception des circuits VLSI mise au point avec Carver Mead : des milliers d'ingénieurs peuvent désormais concevoir des puces.
Dan Bricklin et Bob Frankston créent VisiCalc sur Apple II : le tableur fait acheter des ordinateurs aux entreprises.
Namco lance Pac-Man, l'un des jeux d'arcade les plus célèbres de l'histoire.
Le PC d'IBM et le Macintosh imposent leurs standards, les interfaces graphiques se répandent, la France découvre le Minitel et les premiers virus apparaissent.
IBM lance son Personal Computer 5150, avec un processeur Intel et le système MS-DOS de Microsoft. Son architecture ouverte, copiée par de nombreux fabricants, devient le standard du « PC compatible ».
Après des expérimentations dès 1980, le Minitel est déployé en France : annuaire, réservations, messageries… des millions de foyers sont connectés bien avant Internet.
Direction générale des télécommunications (future
France Télécom)
Philips et Sony commercialisent le CD audio ; sa version CD-ROM deviendra un support majeur pour les logiciels.
Le Commodore 64 sort ; il devient l'un des modèles d'ordinateur les plus vendus de l'histoire.
Shafi Goldwasser et Silvio Micali posent les bases de la cryptographie moderne « prouvée », puis inventent avec Charles Rackoff les preuves à divulgation nulle de connaissance.
Le réseau adopte définitivement TCP/IP : cette date est souvent retenue comme la naissance d'Internet.
Richard Stallman annonce GNU, un système d'exploitation entièrement libre. Il fonde la Free Software Foundation en 1985.
Le film « WarGames » sensibilise le public au piratage informatique. La même année, Fred Cohen étudie les programmes capables de se recopier, qu'il appelle « virus ».
Apple lance le Macintosh, qui popularise l'interface graphique et la souris auprès du grand public.
Fujio Masuoka, chez Toshiba, présente la mémoire flash, qui équipera clés USB, cartes mémoire, téléphones et disques SSD.
À Moscou, Alexeï Pajitnov crée Tetris, qui deviendra l'un des jeux les plus joués au monde.
Susan Kare dessine les icônes, les polices et les éléments d'interface du premier Macintosh, qui popularisent l'interface graphique.
Le gouvernement équipe les écoles françaises de dizaines de milliers de micro-ordinateurs, notamment des Thomson MO5 et TO7/70, et forme les enseignants.
Gouvernement français,
Thomson
Symbolics.com est le premier nom de domaine en .com enregistré.
Symbolics
Microsoft lance Windows 1.0, interface graphique fonctionnant au-dessus de MS-DOS.
Nintendo sort Super Mario Bros., l'un des jeux vidéo les plus vendus et les plus influents.
Chez Acorn, le premier processeur ARM, dont Sophie Wilson a conçu le jeu d'instructions, fonctionne : l'architecture équipe aujourd'hui presque tous les smartphones.
Brain, créé au Pakistan, est considéré comme le premier virus informatique ayant circulé sur les PC compatibles, par disquettes.
Basit et Amjad Farooq Alvi
Le ver de Robert Tappan Morris paralyse une partie de l'Internet de l'époque et fait prendre conscience des risques des réseaux.
Robert Tappan Morris
Après le ver Morris, l'université Carnegie Mellon crée le CERT, première équipe de réponse aux incidents de sécurité informatique.
Au CERN, à Genève, Tim Berners-Lee propose un système de documents liés par hypertexte : le Web.
Nintendo lance la Game Boy, console portable vendue à plus de cent millions d'exemplaires avec ses successeurs directs.
Adobe lance Photoshop, qui deviendra la référence de la retouche d'image.
Thomas et John Knoll —
Adobe
Tim Berners-Lee et Robert Cailliau font fonctionner le premier serveur et le premier navigateur web, sur info.cern.ch.
Le Web devient public et gratuit, les navigateurs et Windows 95 démocratisent Internet, le logiciel libre prend son essor et le Wi-Fi apparaît.
L'étudiant finlandais Linus Torvalds annonce un noyau de système d'exploitation « juste pour le loisir » : Linux équipe aujourd'hui serveurs, box internet, téléphones Android et superordinateurs.
Phil Zimmermann publie gratuitement PGP, qui permet à chacun de chiffrer et signer ses e-mails ; il sera poursuivi aux États-Unis pour « exportation d'armes » jusqu'en 1996.
Intel lance le Pentium, processeur qui équipera des millions de PC de bureau.
Le CERN met la technologie du Web à disposition de tous, sans droits à payer : une décision décisive pour son expansion.
Netscape Navigator domine les débuts du Web grand public ; Jeff Bezos fonde Amazon, d'abord comme librairie en ligne.
Sony lance la PlayStation au Japon, console qui popularise le jeu en 3D sur CD-ROM.
Netscape conçoit le protocole SSL, ancêtre de TLS, qui chiffre les échanges entre le navigateur et les sites : le « https » et le cadenas.
Sun publie Java ; Brendan Eich crée JavaScript chez Netscape ; Rasmus Lerdorf publie PHP. Ces trois langages font encore fonctionner une grande partie du Web (ce site est écrit en PHP).
Microsoft lance Windows 95 : menu Démarrer, barre des tâches et accès à Internet intégré deviennent la norme sur PC.
Les industriels s'accordent sur le format DVD, qui succède à la cassette vidéo et au CD-ROM pour les gros volumes.
Consortium DVD
Après des années d'intrusions dans des réseaux d'entreprises, souvent obtenues par manipulation psychologique (« ingénierie sociale »), le pirate le plus recherché des États-Unis est arrêté. Il deviendra ensuite consultant en sécurité.
Pixar sort « Toy Story », premier long métrage entièrement réalisé en images de synthèse.
Le système militaire américain de positionnement par satellites GPS est déclaré pleinement opérationnel ; ouvert aux civils, il équipera voitures et téléphones.
Département de la Défense des États-Unis
La norme USB 1.0 est publiée : un même port pour brancher clavier, souris, imprimante et, bientôt, clés de stockage.
Claudie Haigneré devient la première Française à aller dans l'espace, à bord de la station Mir (mission Cassiopée).
Le superordinateur Deep Blue d'IBM bat le champion du monde d'échecs Garry Kasparov dans un match en six parties.
IBM, Garry Kasparov
L'IEEE publie la norme 802.11, base des réseaux sans fil Wi-Fi.
IEEE
Larry Page et Sergey Brin fondent Google, dont le moteur classe les pages selon les liens qui pointent vers elles.
La première spécification Bluetooth est publiée, pour relier sans fil téléphones, casques et périphériques.
Bluetooth SIG (Ericsson et d'autres)
Le gouvernement français autorise l'usage libre du chiffrement jusqu'à 128 bits, auparavant considéré comme une arme de guerre et très encadré.
Gouvernement français
Après des années de mises à jour pour corriger les dates codées sur deux chiffres, le « bug de l'an 2000 » ne provoque pas les pannes redoutées.
Entreprises et administrations du monde entier
Les premières clés USB à mémoire flash sont commercialisées et remplacent progressivement la disquette.
Trek Technology,
IBM, M-Systems
Un e-mail intitulé « ILOVEYOU » infecte des dizaines de millions d'ordinateurs en quelques jours : la pièce jointe piégée devient la menace numéro un.
Attaque mondiale
L'algorithme Rijndael des Belges Joan Daemen et Vincent Rijmen est choisi pour devenir l'AES, qui chiffre aujourd'hui le Wi-Fi, les disques et les connexions HTTPS.
Au Japon, le Sharp J-SH04 est l'un des premiers téléphones mobiles équipés d'un appareil photo intégré.
Sharp
Encyclopédie collaborative, réseaux sociaux, vidéo en ligne, smartphones tactiles et informatique dans le « nuage » changent notre façon d'utiliser le numérique.
Jimmy Wales et Larry Sanger lancent Wikipédia, encyclopédie libre écrite par ses lecteurs ; la version française ouvre quelques mois plus tard.
Apple lance Mac OS X, bâti sur des fondations Unix, ancêtre direct de macOS.
Apple présente l'iPod, baladeur numérique qui transforme l'écoute de la musique.
Microsoft lance Windows XP, qui restera l'un des systèmes les plus utilisés au monde pendant plus d'une décennie.
Code Red infecte des centaines de milliers de serveurs web en exploitant une faille du serveur IIS de Microsoft, pourtant déjà corrigée : l'importance des mises à jour de sécurité s'impose.
Attaque mondiale
Skype démocratise les appels gratuits par Internet, en voix puis en vidéo.
Niklas Zennström, Janus Friis
Mark Zuckerberg lance Facebook pour les étudiants de Harvard, avant de l'ouvrir à tous en 2006.
Google lance Gmail avec un espace de stockage de 1 Go, énorme pour l'époque.
Canonical publie la première version d'Ubuntu, distribution Linux pensée pour être simple à installer et à utiliser.
Mark Shuttleworth —
Canonical
La fondation Mozilla publie Firefox 1.0, navigateur libre qui relance la concurrence face à Internet Explorer.
YouTube est fondé ; la première vidéo y est publiée le 23 avril 2005.
Chad Hurley, Steve Chen, Jawed Karim
Linus Torvalds crée Git pour gérer le code de Linux ; c'est devenu l'outil standard de suivi des versions de logiciels.
Amazon Web Services lance son service de stockage S3, une étape clé de l'informatique en nuage.
Le premier message est publié sur Twitter, réseau de messages courts (devenu X en 2023).
Jack Dorsey, Biz Stone, Evan Williams
Steve Jobs présente l'iPhone : écran tactile, navigateur complet, et bientôt des applications. Le smartphone moderne est né.
Des attaques massives paralysent pendant plusieurs semaines les sites des administrations, des banques et des médias estoniens : une première à l'échelle d'un État.
Estonie
Apple ouvre l'App Store : n'importe quel développeur peut publier des applications pour iPhone.
Google lance Chrome, navigateur rapide qui deviendra le plus utilisé au monde.
Le HTC Dream (T-Mobile G1), premier smartphone sous Android, est commercialisé. Android est aujourd'hui le système mobile le plus répandu.
Google, HTC
Sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, un auteur anonyme publie le principe du Bitcoin et de la chaîne de blocs.
Conficker infecte des millions d'ordinateurs Windows dans le monde, y compris dans des armées et des hôpitaux.
Attaque mondiale
Microsoft lance Windows 7, très apprécié des utilisateurs après Windows Vista.
La France crée l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, chargée de protéger l'État et les opérateurs essentiels.
Tablettes, nano-ordinateurs, puces ultra-efficaces, protection des données et cyberattaques : l'informatique est devenue omniprésente, et sa sécurité, un enjeu pour tous.
Apple lance l'iPad et relance le marché des tablettes tactiles.
Des chercheurs découvrent Stuxnet, un logiciel malveillant conçu pour saboter les centrifugeuses d'enrichissement d'uranium iraniennes : la cyberattaque devient une arme.
Iran
La fondation Raspberry Pi commercialise un ordinateur complet de la taille d'une carte de crédit, vendu autour de 35 dollars, pour apprendre la programmation.
Les documents transmis par Edward Snowden révèlent l'ampleur de la surveillance de masse des communications, et relancent le débat sur le chiffrement et la vie privée.
Une faille dans la bibliothèque de chiffrement OpenSSL expose les données de nombreux sites ; elle montre la fragilité des logiciels libres essentiels mais peu financés.
OpenSSL
Microsoft lance Windows 10, proposé en mise à niveau gratuite depuis Windows 7 et 8.1.
Une cyberattaque interrompt la diffusion de la chaîne TV5Monde et prend le contrôle de ses comptes sur les réseaux sociaux.
TV5Monde
Une cyberattaque prive d'électricité des centaines de milliers de foyers ukrainiens : la première coupure de courant connue causée par des pirates.
Ukraine
L'Union européenne adopte le règlement général sur la protection des données, applicable à partir du 25 mai 2018 : consentement, droit d'accès et d'effacement, sanctions renforcées.
Union européenne
Des centaines de milliers de caméras et box mal protégées, réunies dans le réseau Mirai, rendent inaccessibles de grands sites comme Twitter ou Netflix.
Attaque mondiale
WannaCry chiffre les fichiers de centaines de milliers d'ordinateurs dans le monde, dont des hôpitaux, en exploitant une faille de Windows déjà corrigée : la preuve que les mises à jour sont vitales.
Attaque mondiale
Lancé depuis un logiciel de comptabilité ukrainien, NotPetya détruit les données de milliers d'entreprises dans le monde, dont des multinationales françaises ; les dégâts dépassent les 10 milliards de dollars.
Ukraine, attaque mondiale
La France lance le dispositif national d'assistance aux victimes de cybermalveillance, pour les particuliers, entreprises et collectivités.
Google annonce que son processeur quantique Sycamore a réalisé en quelques minutes un calcul jugé hors de portée des ordinateurs classiques ; le résultat est discuté par d'autres chercheurs.
Apple présente le M1, sa première puce maison pour Mac, de conception ARM, très économe en énergie.
On découvre qu'une mise à jour piégée du logiciel SolarWinds Orion a permis d'espionner des administrations et des entreprises américaines : une attaque par la chaîne d'approvisionnement.
SolarWinds
Microsoft lance Windows 11, qui exige un processeur récent et une puce de sécurité TPM 2.0.
Une faille dans Log4j, composant présent dans d'innombrables logiciels, permet de prendre le contrôle de serveurs à distance : l'une des plus graves jamais découvertes.
Apache Software Foundation
Au premier jour de l'invasion russe, une cyberattaque contre le réseau satellitaire KA-SAT de Viasat coupe des milliers de modems en Ukraine et en Europe ; l'Ukraine s'appuie ensuite sur les terminaux satellitaires Starlink.
Ukraine, Viasat
Une attaque par rançongiciel paralyse le centre hospitalier sud-francilien, contraint de reporter des soins ; les données volées sont ensuite publiées.
Centre hospitalier sud-francilien
Une mise à jour défectueuse du logiciel de sécurité CrowdStrike bloque environ 8,5 millions d'ordinateurs Windows : avions cloués au sol, hôpitaux et banques perturbés.
CrowdStrike,
Microsoft
Windows 10 ne reçoit plus de mises à jour de sécurité gratuites pour le grand public : une raison de passer à Windows 11, à un système Linux, ou à un programme de mises à jour étendues.
Aucune date ne correspond à cette recherche.
Une seconde frise, composant par composant : supports de processeur, barrettes de mémoire, disques, cartes graphiques, connecteurs, formats de cartes mères, alimentations et micrologiciels. Pour savoir quelles pièces vont ensemble, voyez le configurateur matériel.
Du boîtier à deux rangées de pattes aux supports à plus de 1 800 contacts : la façon dont le processeur se monte a suivi sa puissance.
Premier microprocesseur commercial, dans un boîtier DIP de 16 broches (deux rangées de pattes).
Architecture x86, boîtier DIP de 40 broches. Sa variante 8088 (1979) équipe l'IBM PC en 1981, sur un support à côté duquel attend celui du coprocesseur 8087.
Proposé en boîtiers PGA (broches sous la puce), PLCC et LCC (contacts sur les bords) de 68 contacts.
Premier x86 32 bits, en boîtier PGA de 132 broches, souvent soudé sur la carte mère.
Cache et coprocesseur intégrés, PGA de 168 broches. Les supports à force d'insertion nulle (ZIF), à levier, se généralisent ensuite : plus besoin d'outil pour changer de processeur.
Le Pentium arrive sur un support de 273 broches en 5 V, suivi en 1994 du Socket 5 (3,3 V) et en 1995 du Socket 7, partagé avec AMD et Cyrix.
Le Pentium II est monté sur une carte enfichable, avec sa mémoire cache, dans une cartouche. AMD fait de même en 1999 avec le Slot A de l'Athlon.
Intel revient aux supports à broches avec les Celeron, puis les Pentium III ; AMD suit en 2000 avec le Socket A (462 broches).
L'AMD Athlon 64 (Socket 754 et 940) intègre le contrôleur mémoire : la mémoire dépend désormais du processeur autant que de la carte.
Avec le « Land Grid Array », le processeur n'a plus que des pastilles ; les broches, fragiles, sont dans le support de la carte mère.
Pentium D et Athlon 64 X2 mettent deux cœurs dans un même processeur.
Les Core de 2e génération (Intel, LGA 1155) et les APU (AMD, FM1) réunissent processeur et graphique sur une même puce.
Retour d'AMD au premier plan ; le support AM4 (1 331 broches) accueille quatre générations de Ryzen.
Avec les Ryzen 3000, l'assemblage de plusieurs puces dans un même boîtier se généralise dans les PC grand public ; Intel adopte à son tour cette technique.
Les Core de 12e génération (LGA 1700) associent cœurs de performance et cœurs d'efficacité, et inaugurent DDR5 et PCI Express 5.0 sur PC.
Le support AM5 (1 718 contacts) abandonne les broches sous le processeur.
Les Core Ultra 200S intègrent un processeur neuronal et abandonnent l'Hyper-Threading.
Des puces soudées aux barrettes DDR5 : chaque génération a son encoche, pour qu'on ne puisse pas se tromper.
Première mémoire vive dynamique (DRAM) commerciale : 1 024 bits par puce. Elle remplace rapidement la mémoire à tores magnétiques.
Sur l'IBM PC, la mémoire est faite de rangées de puces DIP sur supports ; on l'étend en ajoutant des puces ou une carte d'extension.
Les barrettes simplifient l'installation. Bus de 8 bits : un 386DX ou un 486 (32 bits) en demande quatre identiques par banc.
Barrettes de 32 bits : une seule suffit sur un 486, deux sur un Pentium (bus de 64 bits). Mémoire FPM, puis EDO à partir de 1995.
La SDRAM, synchronisée avec le bus, se généralise en barrettes de 64 bits : une seule barrette suffit.
Mémoire Rambus en barrettes RIMM, adoptée par Intel (chipset 820, puis Pentium 4) : rapide mais chère, elle est abandonnée en quelques années.
Double débit de données (184 contacts) : deux transferts par cycle d'horloge.
240 contacts, tension réduite à 1,8 V.
240 contacts mais encoche déplacée : impossible de la confondre avec la DDR2. 1,5 V, puis 1,35 V en DDR3L.
288 contacts, 1,2 V ; arrive avec les processeurs haut de gamme Haswell-E.
288 contacts mais incompatible avec la DDR4 ; la régulation de tension passe sur la barrette.
Le JEDEC normalise un nouveau format compact pour portables, destiné à remplacer les barrettes SO-DIMM.
Des disques de la taille d'une armoire aux SSD de la taille d'un chewing-gum.
Premier disque dur : cinquante plateaux de 24 pouces pour environ 5 millions de caractères.
IBM crée la disquette, d'abord en lecture seule, pour charger le microcode de ses ordinateurs.
Shugart Associates réduit la disquette pour les micro-ordinateurs.
Premier disque dur de 5,25 pouces : 5 Mo. Son interface devient un standard des premiers PC.
Sony présente la disquette à coque rigide et volet métallique ; IBM l'adopte en 1987 en version 1,44 Mo.
Rodime commercialise le premier disque dur à ce format, qui devient celui des PC de bureau.
Philips et Sony adaptent le CD audio au stockage informatique : environ 650 Mo par disque.
Western Digital et Compaq intègrent le contrôleur au disque dur (IDE, normalisé en 1994 sous le nom d'ATA) ; la même année, la norme SCSI est publiée.
Plusieurs gigaoctets sur un disque de la taille d'un CD.
Premières clés USB commercialisées, de quelques mégaoctets : la disquette est condamnée.
Câble fin et liaison série remplacent les larges nappes IDE ; le SATA 6 Gb/s arrive en 2009.
25 Go par couche grâce au laser bleu-violet.
Des SSD SATA performants (comme l'Intel X25-M) rendent les PC nettement plus réactifs.
Un protocole conçu pour la mémoire flash, sur PCI Express, en finit avec les limites héritées des disques durs.
Le SSD devient une petite carte vissée sur la carte mère, sans câble.
De l'écran texte monochrome au calcul de rayons lumineux en temps réel.
L'IBM PC propose le texte monochrome (MDA) ou quatre couleurs en 320 × 200 (CGA).
Carte monochrome capable d'afficher du graphisme en 720 × 348, très répandue.
16 couleurs en 640 × 350.
640 × 480 en 16 couleurs, 256 couleurs en 320 × 200, et le connecteur VGA à 15 broches, encore présent des décennies plus tard.
La carte accélératrice 3D lance la révolution du jeu en 3D sur PC.
Un port dédié à la carte graphique, plus rapide que le PCI.
NVIDIA présente son « GPU », qui calcule lui-même la géométrie ; la même année, la prise numérique DVI est normalisée.
Image et son numériques dans un même câble, d'abord pour la télévision.
Il remplace l'AGP pour les cartes graphiques.
La VESA publie l'interface d'affichage pensée pour l'informatique.
Les GeForce RTX 20 calculent le trajet des rayons lumineux dans les jeux.
Les emplacements d'extension et les prises qui relient le PC au reste du monde.
Les emplacements d'extension de l'IBM PC, passés en 16 bits avec le PC/AT en 1984.
IBM lance le bus MCA, sous licence, et les prises mini-DIN pour clavier et souris, appelées PS/2.
Neuf fabricants de compatibles répondent au MCA par un bus 32 bits compatible ISA.
Le bus local VESA (VLB) équipe les 486, puis le PCI d'Intel s'impose pour une décennie.
Avec Windows 95, les cartes d'extension se configurent seules, ou presque.
Un port universel pour tous les périphériques : 12 Mbit/s, puis 480 Mbit/s avec l'USB 2.0 en 2000.
Liaisons série point à point, par « lignes » : il remplace le PCI et l'AGP.
5 Gbit/s, avec des prises reconnaissables à leur languette bleue.
Intel et Apple combinent PCI Express et DisplayPort dans un même câble.
Prise réversible, appelée à remplacer toutes les autres ; l'USB4 suit en 2019.
Les formats qui fixent la taille des cartes, la position des trous de fixation et des connecteurs.
Processeur, mémoire et cinq emplacements d'extension sur une même carte : l'architecture des PC est posée.
Celui de l'IBM PC/AT, repris par les compatibles ; sa version réduite, la Baby AT, domine jusqu'à la fin des années 1990.
Intel tourne la carte de 90°, regroupe les prises à l'arrière sur un panneau et permet l'arrêt par logiciel.
Une carte plus petite, compatible avec les boîtiers ATX, pour les PC compacts et économiques.
VIA définit une carte de 17 × 17 cm, devenue la référence des PC compacts.
Intel propose un format optimisé pour la ventilation ; il est abandonné quelques années plus tard.
Des connecteurs P8 et P9 aux 600 W d'un seul connecteur de carte graphique.
Deux connecteurs P8 et P9 à brancher fils noirs au centre ; l'interrupteur coupe directement le 230 V.
Connecteur unique de 20 broches, alimentation de veille permanente et mise en marche par la carte mère.
Un connecteur 12 V de 4 broches dédié au processeur, rendu nécessaire par le Pentium 4.
Connecteur principal de 24 broches et connecteurs d'alimentation SATA.
Un label garantit au moins 80 % de rendement, décliné ensuite en niveaux Bronze à Titanium.
Intel propose des alimentations ne fournissant que du 12 V, la carte mère produisant le reste.
Un connecteur de 16 broches capable de 600 W pour les cartes graphiques ; il est révisé en 2023 (12V-2x6) pour mieux garantir son enfoncement.
Le micrologiciel qui démarre le PC, du BIOS en mémoire morte à l'UEFI sécurisé.
Gary Kildall nomme ainsi la partie de son système CP/M qui dialogue avec le matériel.
Gravé en mémoire morte, il démarre le PC et offre aux programmes un accès standard au matériel.
Phoenix Technologies commercialise un BIOS compatible écrit sans copier celui d'IBM : le marché des compatibles explose.
Une norme commune de gestion de l'énergie (veille, extinction) entre BIOS et système d'exploitation.
Le successeur du BIOS, issu de l'EFI d'Intel, est publié par le forum UEFI ; il se généralise sur les PC grand public vers 2011.
Exigé pour la certification des PC sous Windows 8 : seuls les chargeurs de démarrage signés s'exécutent.
UEFI compatible Secure Boot et puce TPM 2.0 deviennent obligatoires.
Les dates retenues sont celles de la présentation, de la publication ou de la commercialisation, selon les cas ; quand seule l'année est établie avec certitude, aucun jour n'est indiqué. Certains « premiers » font débat entre historiens : nous avons retenu les jalons les plus largement reconnus. Une erreur, un oubli ? Dites-le-nous.
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