Comme tout le monde le sait, quand on achète quelque chose, on aime pouvoir s'en servir tout le temps que l'on souhaite. Dans l'informatique c'est la même chose. Quand l'utilisateur achète un jeu, ou un logiciel, il aime pouvoir utiliser celui-ci "librement", et entend de l'éditeur, de pouvoir lui laisser tout le plaisir de pouvoir le réutiliser quand bon lui semble, peu importe si celui-ci n'est utilisé que par une minorité.
Le crack, une solution ?
Pour cela, certains utilisent des cracks afin de détourner les connexions aux serveurs, ce qui signifie que si l'éditeur ferme ces serveurs, le joueur peut profiter du jeu ou logiciel. Logique, non ? Après tout, il a acheté librement et légalement la clé d'activation...
Le crack, la bonne solution ? Sur le plan légal et de l'éthique, non, pas encore. Sur le plan moral et logique, l'utilisateur a acheté, donc s'il entend le jeu ou le logiciel, et que les serveurs sont fermés, le crack lui permet de garder son droit de se servir de celui-ci.

La demande de l'EFF
C'est pourquoi l'Electronic Frontier Foundation a déposé récemment une demande à l'État américain, dans ce sens. L'EFF a tout de même bien conscience du caractère illégal du crack, mais entend vouloir le démocratiser sur les jeux/logiciels abandonnés des éditeurs. Toutefois, bien qu'ils ne rapportent plus aux éditeurs, les jeux ou les logiciels abandonnés sont toujours la propriété des sociétés éditrices, une autre solution serait de rendre ceux-ci libres ou open-source, financièrement aucun changement puisque ces jeux ou logiciels sont abandonnés. Moralement, l'utilisateur continue à utiliser ceux-ci, et techniquement plus besoin de serveurs de la société éditrice. Un mal pour un bien. Reste à savoir si l'EFF entend aussi ce genre de proposition, bien plus juste sur le plan moral et éthique.
De même reste à savoir la décision finale de la justice américaine, dont la décision et les répercussions pourraient être étudiées hors des frontières des USA.